« ON L’APPELAIT DOUBLEMETRE », un livre de Jean-Jacques Gillot et Jacques Lagrange

Couverture de On l'appelait Doublemètre

Eté 1944 : l’heure de la libération sonne enfin en Périgord. Mais un climat de terreur va se poursuivre pour ceux qui n’avaient pas choisi le bon camp : c’est l’intensification de l’épuration qui s’ouvre.

Un certain André Urbanovitch, alias « Doublemètre », se retrouve investi du pouvoir de vie et de mort par ses chefs communistes, après avoir largement sévi dans la Double. Il va continuer à être zélé pour traquer les miliciens, les collabos et les profiteurs, réels et prétendus. Mais il ne fut pas le seul à avoir versé dans l’Epuration, et il convenait d’en faire état. Ainsi, cette période sera encore marquée par le sang d’innocentes victimes des règlements de comptes personnels et politiques.

Le parcours sinueux de ce natif des Balkans, véritable personnage de roman, avait déjà été tracé en 2002 par Jean-Jacques Gillot et Jacques Lagrange dans L’Epuration en Dordogne selon Doublemètre. Cette fois-ci[1], avec de nouvelles archives et de nouveaux témoignages[2] ils ont affiné le portrait d’un homme aux facettes multiples et d’un opportunisme en diable. Non exempt d’initiatives personnelles, il n’en fut pas moins largement instrumentalisé avant de poursuivre, à sa seule main, sa conquête des milieux artistiques de Paris entreprise avant-guerre.

Le lecteur constatera que l’Histoire n’est jamais « écrite dans le marbre »…  et ne saurait relever de bréviaires manichéens, précise Jean-Jacques Gillot.

Voir article Infos-Dordogne du 11 mai 2018 => Infos-Dordogne du 11 mai 2018

Voir aussi l’article publié sur le blog de HSCO lors de la sortie de la première version du livre :

https://hscofrance.wordpress.com/2016/09/15/epuration-en-dordogne-retour-sur-urbanovitch-alias-doublemetre/

 

Jean-Jacques Gillot est le fils d’un très jeune marin de la France Libre, à l’époque où ses grands-parents soutenaient l’Armée Secrète. Maître en droit, diplômé en sciences politiques, docteur en histoire contemporaine et officier de réserve, il a été cadre supérieur et directeur d’établissements d’une grande entreprise publique. Auteur, co-auteur et directeur de recherches d’une dizaine d’ouvrage appréciés par des universitaires de renom, il est membre fondateur de HSCO (Pour une Histoire Scientifique et Critique de l’Occupation).

Jacques Lagrange était le fils d’un cheminot et précoce résistant qui démissionna du parti communiste après-guerre. Alors adolescent, il avait vécu les temps de l’Occupation et ceux de la Libération. Récemment décédé, il a été un historien prolifique, un éditeur d’excellente réputation et un pilier de la Société Historique et Archéologique du Périgord, autant qu’il fut journaliste, chef d’entreprise et maire-adjoint de Périgueux en charge du patrimoine pendant trois mandats successifs. Cette nouvelle édition est un hommage à sa mémoire.

L’ouvrage peut être commandé ici :

http://leslivresdelilot.fr/accueil/34-on-l-appelait-doublemetre-9791092474336.html

 

[1] On l’appelait Doublemètre, mercenaire de l’Epuration en Périgord, homme des arts à Paris, Editions Les Livres de l’Ilot, 2018

[2] Nombreuses références au livre de Cécile Bordes-Basso de March L’Epuration 1944-1945, Editions du Chaupre, 2017  https://www.sudouest.fr/2017/11/29/un-livre-sur-l-epuration-en-dordogne-3989705-1961.php

 

Ce contenu a été publié dans Epuration, Publications / Conférences / Média, Résistance / Maquis. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *