Il y a 80 ans le premier statut des Juifs : le vrai récit historique ?

Publication du premier statut des Juifs par Le Matin (19 octobre 1940)

 

Dr Alain Michel, historien

 

Dire l’Histoire est une activité compliquée. Peut-être encore plus dans un pays comme la France, où l’amour de l’Histoire est un phénomène très répandu dans le public, avec deux principales conséquences : la première, très positive, c’est que la France est sans doute le pays occidental où le nombre de publications, de débats sur internet ou autres médias, de films ou de productions vidéo, consacrés à l’Histoire est le plus important. La deuxième, qui peut se révéler parfois négative, est le fait que tout le monde a une opinion sur les grandes questions historiques de l’heure, opinion qui repose non pas sur une analyse personnelle menée à travers les archives ou grâce à une comparaison scientifique des analyses différentes des historiens, mais sur un phénomène de répétition de l’opinion dominante qui devient consensuelle, sans que le plus souvent l’on soit allé vérifier si cette opinion reposait bien sur une analyse scientifique des faits.

Un des sujets les plus consensuels, et dont la vérité universelle ne peut être remise en cause puisqu’elle est partagée par les plus célèbres des historiens, est celui du déroulement de la Shoah en France, tel que le narratif est admis par tous depuis quarante ans à la suite des livres pionniers de Robert Paxton et Michaël Marrus d’une part (Vichy et les Juifs, 1981), de Serge Klarsfeld d’autre part (Vichy-Auschwitz, 1983 et 1985). Il ne me paraît pas exagéré d’affirmer que la quasi-totalité de la production historique sur cette question depuis lors n’est qu’un développement des analyses fixées à l’époque et dont les principes n’ont jamais été remis en cause : le gouvernement de Vichy a pratiqué depuis sa création une politique antisémite indépendante de toutes pressions allemandes, et lorsque ces derniers ont commencé à mettre en place la déportation des Juifs de France, au printemps 1942, le gouvernement français a non seulement aidé les Allemands à atteindre leur but, mais est allé au-delà des demandes qui lui étaient faites. Comme l’écrivait Marrus en 2000 : « Je conclurai en disant que plus nous en savons sur Vichy, plus ce régime nous apparaît abject ».

Signalons qu’il y a eu cependant quelques exceptions à ce consensus accusateur, la plus importante étant constituée sans conteste par le grand historien américain Raul Hilberg dans son œuvre majeure, La destruction des Juifs d’Europe, dont les deux dernières éditions (1985 et 2005) maintiennent son approche très différente et beaucoup plus modérée sur le rôle du gouvernement de Vichy (il est d’ailleurs frappant de constater qu’il ne cite jamais les analyses de Paxton/Marrus ou de Klarsfeld, mais seulement éventuellement des faits bruts cités dans leurs ouvrages).

C’est pourquoi je demande aux lecteurs des lignes qui vont suivre de faire un effort particulier pour oublier ce qu’ils savent (ou croient savoir), et de mettre de côté l’interprétation historique qu’ils ont reçus pendant quarante ans sur la manière dont le premier statut des Juifs a été mis en place en octobre 1940. Le récit que nous proposons est basé sur les faits que chacun peut aller vérifier, et non sur des affirmations a priori dictées par un jugement tout fait sur le gouvernement de Vichy. S’il doit y avoir jugement, il ne peut venir qu’a posteriori de l’énonciation des faits. Ce récit s’appuie sur la recherche concernant la période 1940-1942 que nous sommes en train de terminer, et qui devrait paraître en 2021. Nous serons donc obligés, dans le cadre de cet article, de résumer ce qui sera plus amplement développé, notamment en ce qui concerne les sources, dans le texte définitif de l’ouvrage.

 

1 –  L’antisémitisme en France en été 1940.

Lorsqu’on examine attentivement les événements qui se déroulent pendant les trois premiers mois du régime de Vichy, du 11 juillet 1940 jusqu’au début octobre de la même année, on est surpris par une anomalie qui tranche par rapport au discours habituel qui est tenu par les historiens : alors que tout un ensemble de lois et de règlements sont pris rapidement pour réprimer les différents groupes de « l’anti-France », à savoir les étrangers, les communistes, les républicains et les Francs-Maçons, le seul groupe contre lequel aucune mesure n’est prise est celui des Juifs. Les historiens des années cinquante, soixante et soixante-dix dataient le début de l’antisémitisme de Vichy de la publication du premier statut des Juifs, en octobre 1940. Certains incluaient comme premier signe d’un antisémitisme du régime la suppression, le 27 août, du décret Marchandeau (qui réprimait les attaques contre des groupes spécifiques), en supposant que cela avait permis à la presse de déclencher des campagnes antisémites. En réalité, si on examine systématiquement les contenus des journaux au mois d’août et septembre, on ne voit aucune influence de cette suppression. La question juive n’est absolument pas un sujet central de la presse à cette période (à l’exception du journal Le Matin, journal collaborateur et très proche des Allemands, qui a servi à plusieurs reprises de moyen de pression pour ceux qui désiraient des mesures contre les Juifs).

Lorsqu’à partir du début des années 1980, dans la foulée de Paxton/Marrus et de Klarsfeld, la mode historique a consisté à affirmer que Vichy avait été essentiellement antisémite dès le premier jour de son existence, le problème des historiens était qu’il n’y avait aucune preuve d’un antisémitisme officiel quelconque avant le mois d’octobre. On a donc affirmé, sans aucunes preuves, que les mesures prises contre les étrangers étaient en réalité des mesures « cachées » contre les Juifs. Ce type d’affirmation gratuite fonctionnait d’autant mieux qu’un consensus s’était créer pour affirmer que l’antisémitisme était central dans l’idéologie de Vichy dès le début du régime.

De plus, sur la foi d’un témoignage, en réalité très problématique, de Charles de Pomaret, ministre dans le dernier gouvernement de la Troisième République, on se mit à affirmer que le travail de préparation d’un statut des Juifs avait commencé dès le début juillet 1940, avant même le changement de régime. Qu’il n’y ait aucune trace dans les archives d’un quelconque travail de préparation d’un statut jusque fin septembre, et qu’aucun témoin de l’époque n’ait confirmé une quelconque mise en route au niveau gouvernemental de travaux sur cette question avant cette date, n’a pas gêné les historiens des quarante dernières années pour transformer leurs suppositions en « faits » acceptés sans preuves.

Par contre, ce qu’il est important de souligner, c’est que malgré le fait qu’au niveau gouvernemental, pendant cette période de l’été 1940, la question juive ne soit pas d’actualité, une ambiance antisémite existe dans certains milieux, comme en témoignent les remarques dans nombre de journaux personnels de témoins de l’époque. Plus encore, la crainte qu’une législation antisémite soit adoptée par le nouveau régime existe bien, comme par exemple dans certains milieux Juifs proches du Consistoire (l’organisation religieuse juive) ou dans certains milieux catholiques. Cette crainte repose sans doute sur le fait que certains individus proches de Vichy, ou même des ministres comme Adrien Marquet ou Raphaël Alibert, tentent de faire des propositions dans le sens d’une législation antijuive, mais sans que jamais leurs idées ne soient examinées par un gouvernement dont la majorité des membres s’opposent à une telle initiative, Pierre Laval en tête.

Un dernier fait de cet été 1940, et qui a pu abuser certains historiens, est lié aux échanges qui commencent à se tisser entre responsables allemands et membres du gouvernement. Si nous prenons l’exemple de Laval, il semble y avoir une contradiction entre son opposition systématique à des mesures antijuives lorsqu’il se trouve à Vichy, et le contenu plutôt antisémite de ses échanges avec Abetz, l’ambassadeur allemand à Paris, ou d’autres occupants. C’est oublier que pour obtenir les bonnes grâces de ses interlocuteurs, Laval est véritablement prêt à « raconter n’importe quoi ». Quand on compare d’ailleurs parfois ses affirmations avec les réalités de la vie en zone non occupée, il est facile de s’apercevoir que prendre ces dialogues au pied de la lettre c’est oublier que les archives ne reflètent pas toujours la vérité objective, mais bien plutôt la réalité que les uns et les autres cherchent à construire.

2 – A quel moment la question juive vient elle à l’ordre du jour du gouvernement de Vichy ?

Trois ministres différents de Vichy ont témoigné indépendamment les uns des autres que c’est le 10 septembre 1940 que pour la première fois la question juive est abordée au Conseil des ministres. Le contexte est clair : quelques jours auparavant, le délégué de Vichy dans les territoires occupés, le général de La Laurencie, a appris par les autorités d’occupation que les nazis s’apprêtaient à prendre des mesures contre les Juifs en zone nord, et les grandes lignes de cette ordonnance (qui finalement sera émise en deux moments distincts, le 27 septembre et le 18 octobre) sont immédiatement connues par les autorités françaises. Il faut ici tout de suite mettre en avant une erreur de lecture des évènements qui a été commises par bon nombre d’historiens. Le texte du statut d’octobre, qui va résulter du processus enclenché le 10 septembre, sera revendiqué après la guerre par un certain nombre d’anciens responsables de Vichy comme étant un texte français, totalement autonome de toute influence allemande. Ce qui est vrai, nous allons le voir. Mais la conclusion des historiens est que cette autonomie prouve qu’il s’agit d’une initiative indépendante résultant de la volonté antisémite du gouvernement du Maréchal Pétain. Or l’erreur a été de confondre deux choses : le contenu du statut et la décision de son initiative. Autrement dit, si les Allemands n’avaient pas décidé début septembre de prendre des mesures contre les Juifs, le processus qui se déclenche le 10 septembre n’aurait pas existé, et le gouvernement de Vichy, en tout cas à ce moment, n’aurait pas élaboré de statut des Juifs !

La suite des évènements du mois de septembre confirme cela. En effet, à la suite du Conseil des ministres du 10 septembre, Vichy se met-il à élaborer un texte antisémite ? Pas du tout. Face à cette violation des accords internationaux, qui interdisent à la puissance occupante de légiférer, le ministre des affaires étrangères, Paul Baudoin, est chargé d’émettre une protestation auprès de la commission d’armistice pour amener les Allemands à renoncer à cette initiative. Trois « brouillons » successifs sont élaborés par Baudoin. Il est intéressant de noter que dans la première mouture (que nous avion publié dans notre ouvrage Vichy et la Shoah), datant du 16 septembre, il est écrit : « [ces mesures envisagées] méconnaissent le principe d’égalité des citoyens consacré par le droit public français ». Un tel argument peut-il être invoqué par le représentant d’un gouvernement qui aurait été à ce moment en train de préparer une législation privant les Juifs de ce principe d’égalité !

C’est seulement le 25 septembre que la protestation française est transmise à la délégation allemande à Wiesbaden, siège de la commission d’armistice. Bien entendu, cela n’empêche absolument pas les autorités d’occupation d’émettre la première ordonnance contre les Juifs, datée du 27 septembre et publiée dans le recueil officiel des ordonnances allemandes, le VOBIF, le 30 septembre 1940. Ce même 30 septembre, les dirigeants de Vichy se retrouvent face à un dilemme, bien exprimé dans son journal par Paul Baudoin : « Le Conseil de cabinet, de 17 heures à 19 heures, est consacré à l’étude du statut des Juifs qui doit être discuté au Conseil des ministres de demain. Il est maintenant évident que le seul moyen d’empêcher l’application par les Allemands en zone occupée de mesures draconiennes antijuives – la Délégation générale à Paris nous a annoncé qu’elles étaient imminentes – est d’édicter un certain nombre de mesures beaucoup plus modérées et conçues dans un autre esprit, qui seront applicables à toute la France. » Il semble que le gouvernement français, conscient que les Allemands ne renonceraient pas à mettre en place des mesures antijuives, pensaient que l’argument de l’unité administrative de la France, qui était évoquée de manière peu claire dans le troisième article de la convention d’armistice de juin 1940, serait suffisant pour que les autorités d’occupation acceptent de remplacer leur propre ordonnance par le texte français qui est improvisé en deux jours, le texte définitif étant adopté par le Conseil des ministres du 1er octobre, après un long débat de trois heures. On sait, depuis la publication du journal de Baudoin dans l’immédiat après-guerre, que le Maréchal Pétain se montra l’un des plus sévères au cours de cet échange. Si nous revenons à la question de l’autonomie du contenu du texte de ce statut improvisé, on s’aperçoit qu’il est en fait construit comme une sorte de négatif des mesures allemandes, celles qui avaient été signalées par de La Laurencie dès le début du mois de septembre, et que ce qu’écrit Baudoin, « édicter un certain nombre de mesures beaucoup plus modérées et conçues dans un autre esprit », est effectivement à la base du contenu du Premier Statut des Juifs.

Le lendemain 2 octobre 1940, le texte est communiqué à la partie allemande par la délégation française en zone occupée, puisque tout texte émanant de Vichy et qui doit être appliqué sur l’ensemble du territoire, doit être approuvé par les autorités d’occupation avant de pouvoir être publié au journal officiel. En passant, on s’aperçoit que la date du 3 octobre, qui sera indiquée comme date du Statut au Journal officiel, n’a en réalité aucune valeur historique, comme indiqué déjà par certains historiens (ainsi François Delpla). Le statut des Juifs peut être daté historiquement soit du 1er octobre, jour de sa rédaction, soit du 18, jour de sa publication.

3 – Dernières hésitations

Nous savons que les différents services allemands examinent le texte du Statut dans les premiers jours d’octobre, et le 8 octobre, ceux-ci donnent leur accord pour transmettre une réponse positive aux délégués de Vichy malgré « certaines divergences entre les définitions du « juif » d’après la loi allemande et d’après le projet français […] elle ne voit pas de difficultés sérieuses à la coexistence des deux textes ». Or, lorsqu’au cours d’une réunion à Paris le 9 octobre, la réponse allemande est donnée aux délégués de Vichy, ceux-ci répondent que « le gouvernement [veut] examiner de nouveau son projet de loi ». Comment comprendre que la publication du statut est ainsi retardée au lieu d’être immédiatement annoncée ? Ici, on ne peut qu’émettre des hypothèses : première possibilité, la réponse allemande parlant de « coexistence » des deux textes, l’idée de subtiliser un statut français « modéré » à l’ordonnance allemande n’est de manière évidente plus d’actualité, et Vichy a peut-être intérêt à s’abstenir d’initiative dans ce domaine ? D’autre part, sur le terrain, depuis début octobre, l’administration française de zone nord, appliquant sans hésitation l’article 3 du texte de l’armistice qui oblige les fonctionnaires français à collaborer, a commencé à aider à l’application de l’ordonnance allemande du 27 septembre (notamment en recensant les Juifs), et on ne voit pas très bien comment il serait possible de revenir en arrière. Toujours est-il que nous avons une trace d’échanges le 12 octobre 1940 sur la question du maintien ou non du Statut. On a retrouvé en effet récemment dans les archives de Baudoin une correspondance entre l’un des membres de la délégation à Paris, de Boissieu, et Paul Baudoin, dans laquelle des suggestions de modification du texte du statut sont proposées. En fin de texte il est écrit : « Je me permets d’ajouter, mon cher ami, que si le projet de loi juive était complètement abandonné, il me paraîtrait alors indispensable – et ce point de vue est pleinement partagé par le Général de la Laurencie – qu’une épuration importante de l’Administration française ait lieu, fonctionnaire par fonctionnaire, pour tous les postes importants. ». Au 12 octobre, l’option de ne pas publier le statut est donc tout à fais possible.

Nous ne savons pas finalement, par manque de sources, ce qui fait pencher pour le maintien de l’existence du statut. Mais toujours est-il que le 17 octobre, la radio annonce la publication prochaine d’un Statut des Juifs, qui est effectivement réalisée le lendemain au Journal Officiel. Le communiqué qui est publié en parallèle par le gouvernement précise que le gouvernement « respecte les personnes et les biens des Juifs ». Alors que le même jour est publiée en zone nord l’ordonnance allemande qui entame l’aryanisation des biens juifs, cette précision est fondamentale : le premier statut, qui s’enracine dans l’antisémitisme traditionnel français, est très différent des buts de l’antisémitisme nazi, et il faudra attendre fin mars 1941, avec la création du Commissariat général aux questions juives, pour que Darlan et Pétain engagent ainsi l’antisémitisme français dans un rapprochement, en partie contraint, avec l’antisémitisme nazi. Cependant, même si la publication du statut des Juifs est sans doute apparu au départ comme une tentative de moindre mal aux yeux du gouvernement de Vichy d’octobre 1940, et que son apparition n’est pas la conséquence d’un désir prémédité de mettre en place une législation antijuive, il y a dans cette décision comme l’ouverture d’une boîte de Pandore qui sera exploitée autant par Xavier Vallat et l’extrême droite antisémite que par les manipulations allemandes, et marquera d’une tache indélébile le régime de Vichy, qui pourtant n’avait pas inclus l’antisémitisme dans ses objectifs de départ, lors de la création du régime.

Un dernier point. Les historiens présentent en général le premier Statut comme composé de trois lois différentes : le texte du Statut dont nous venons de parler, la loi supprimant le décret Crémieux et transformant les Juifs d’Algérie en indigènes, et enfin la loi sur les Juifs étrangers « soi-disant du 4 octobre 1940 ». Même si ce n’est sans doute pas un hasard si ces trois lois sont adoptées en octobre 1940, elles sont d’essence très différente. Le statut des Juifs concerne les Juifs citoyens français, et c’est la seule des trois lois qui est valable pour toute la France, et a pour point de départ les mesures allemandes, comme nous l’avons vu. La loi supprimant le décret Crémieux, le 8 octobre, est une vieille revendication antisémite, et son élaboration comme sa promulgation sont une affaire interne française. La loi permettant l’internement des Juifs étrangers « en cas de surplus dans l’économie nationale » est plus surprenante. En effet, elle n’est pas présentée aux Allemands, et son application ne peut donc se faire que dans la zone sud. Les Allemands seront obligés de faire des pressions sur Vichy au printemps 1941 pour qu’elle soit élargie aux Juifs étrangers de zone nord, lors de la rafle dite « du billet vert » (14 mai 1941). Elle ne date sûrement pas du 4 octobre, car on ne voit pas pourquoi sa promulgation aurait été retardée de deux semaines. Elle se rattache peut-être aux mesures prises par le Conseil des ministres le 12 octobre concernant la lutte contre le chômage, puisqu’il s’agit en fait d’une loi économique, qui consiste à sortir les Juifs étrangers et leurs familles de la société économique globale et de les mettre à part dans des camps. Elle se relie à une question qui préoccupe déjà beaucoup Vichy à l’automne 1940 : comment se débarrasser des dizaines de milliers de Juifs étrangers résidant en zone sud. A l’époque, c’est avec l’aide des Etats-Unis et des pays d’Amérique du sud que l’on espère résoudre cette question.

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A lire aussi : 3 octobre 1940, premier statut des Juifs, par André Larané, d’après les travaux d’Alain Michel :

https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19401003&ID_dossier=349

Liens vers des conférences d’Alain MICHEL sur You tube :

 

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